Culture des Agrumes

Les agrumes sont originaires du sud-est asiatique et ont été par la suite répartis dans le monde. Le mot ‘’agrumes’’ est un nom collectif qui désigne les espèces utilitaires des genres Cirus Fortunella et Poncirus. Ce sont des arbres de 5 à 15 m de haut, assez souvent épineux, à feuillage dense généralement persistant. Les feuilles, d’un vert foncé à l’âge adulte, sont généralement d’un vert clair dans leur jeune âge. L’arbre a une grande longévité puisque l’on trouve dans le bassin méditerranéen des arbres âgés de plus de 200 ans.

Exigence des agrumes


Climatologie


Température



C’est un des facteurs les plus importants. Les limites nord et sud sont définies par l’isotherme du mois le plus froid (respectivement 10°C et 12°C). Les agrumes supportent des températures peu gélives, les fortes températures ne perturbent le développement des agrumes qu’au-delà de 45°C. On estime les seuils de végétation des Citrus à 12°C et 36°C. L’optimum thermique de croissance se situant entre 22°C et 33°C.

Dans le cas qui nous intéresse, la coloration n’est pas un critère à retenir puisque les fruits sont cueillis au stade tournant. Ils ne peuvent colorer du fait du manque de froid. Mis à part la lime, les agrumes seraient destinés soit au marché local, régional, soit à la transformation.

Pluviométrie


La pluviométrie pourrait être la seule cause limitative du développement des agrumes. La pluviométrie nécessaire au bon développement des agrumes est de 1500 à 2000 mm/an répartis sur 9 à 10 mois. La dose mensuelle utile pour un bon développement des arbres est de 150 à 200 mm/mois durant la période végétative de la floraison à la récolte. Une période sèche de deux mois, souvent en décembre-janvier met l’arbre en ‘’dormance’’, ce qui permet le déclenchement d’une floraison groupée et évite un trop large étalement de la récolte. A l’heure actuelle, il est malheureusement difficile d’obtenir ces 1500 mm/an. La première pluie se situe en février, ce qui déclenche la floraison. Souvent elle n’est pas suivie d’autres précipitations, ce qui entraîne une chute importante des fleurs, donc dans certains cas des baisses de rendement par hectare.

L’idéal serait de pouvoir bénéficier de l’irrigation d’appoint, mais cela n’est pas toujours réalisable, du faut du coût ou bien du manque d’eau disponible en suffisance.

Hygrométrie


Bien que n’étant pas limitative, il faut signaler que plus l’humidité est élevée, plus les risques de voir apparaître une multitude de parasites tels que cochenilles, acariens sont élevés ainsi que des lichens qui risquent de former d’épaisses pellicules sur les feuilles, branches et troncs. Ceux-ci peuvent devenir dangereux en ralentissant la fonction chlorophyllienne. De même, une forte hygrométrie permanente entraîne également de nombreux problèmes fongiques (gommose, Phytophtora…).

Sols


La nature physique des sols est beaucoup plus importante que ses qualités chimiques. Le sol doit être profond, perméable, aéré et léger. On insiste beaucoup sur la profondeur. Le pivot des agrumes peut descendre selon les porte-greffes jusqu’à 1,5 m. Lorsque les plants ont à subir une longue saison, et que le sol est profond et correctement travaillé avant plantation, les racines puiser en profondeur l’humidité manquant en surface.

La perméabilité a également une grande importance, les agrumes sont très sensibles aux excès d’eau, la nappe phréatique ne doit pas remonter à plus de 0,80 à 1m. Toute stagnation des racines avec un excès d’humidité risque de faire apparaître des attaques de Phytophthora des racines ou du collet.

La nature physique d’un sol a agrumes doit se tenir autour de :


* Argile : 5 à 25 %

* Sable grossier  : 40 à 65%

* Sable fin +limon : 10 à 20 %

* Calcaire : 5 à 10%.

Quant aux propriétés chimiques, on recherchera de préférence des sols fertiles, les agrumes sont très exigeants en éléments fertilisants, et plus particulièrement en Azote dont ils sont gros consommateurs (1 kg d’azote par arbre, adulte/an), le PH dont se situer autour de 6 à 6,5.
 
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